Le portrait de la mobilité individuelle en Suisse.
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Faits sur le climat et leur signification

Quels sont les liens entre les voitures, les émissions de CO2 et le climat? Et comment puis-je réduire mon empreinte écologique?

Les gens sont de plus en plus mobiles. Les Suisses se déplacent toujours plus, que ce soit au niveau privé ou professionnel. Pour se rendre d’un endroit à un autre, ils utilisent différents moyens de transport, dont le plus populaire – en termes de kilomètres-personnes – est la voiture. Selon le type d’entraînement, celle-ci émet plus ou moins de dioxyde de carbone (CO2). Quels sont les propulsions les plus propres, et comment les émissions ont-elles évolué dans le passé?

Ce n’est un secret pour personne: toute utilisation de sources d’énergie fossiles engendre des émissions de CO2. La production de biens et de marchandises de tout type reposant sous quelque forme sur l’utilisation d’énergies provenant de sources non renouvelables entraîne des émissions de CO2. L’utilisation de smartphones ou d’ordinateurs génère également du CO2, vu que les ordinateurs centraux nécessaires pour le fonctionnement d’Internet consomment beaucoup d’énergie. Dans le cas des voitures, les émissions de CO2 résultent d’une part de la fabrication des véhicules (indépendamment de leur système d’entraînement) et d’autre part de la combustion de carburants tels que l’essence, le diesel ou le gaz naturel.

Quelles sont les sources de CO2 liées aux voitures?

Le dioxyde de carbone n’est pas seulement généré lors la fabrication du véhicule, mais aussi lors de la production du carburant. Dans le cas des propulsions électriques, cela dépend du type de production d’électricité. S’il s’agit de courant provenant d’installations photovoltaïques ou d’autres sources renouvelables, les émissions sont très faibles. Le mix électrique moyen en Suisse est en effet déjà très proche de ces valeurs. La production de carburant joue également un rôle pour les moteurs à combustion. Ces derniers émettent en outre des gaz à effet de serre lors de la combustion de carburants fossiles tels que l’essence ou le diesel.

Les émissions de CO2 sont en baisse depuis des années

Depuis 1990, les valeurs d’émission des voitures de tourisme nouvellement immatriculées ont été réduites d’un tiers. Récemment, cependant, on a constaté une légère augmentation, entre autres à la suite du changement de la méthode de mesure du CO2, en raison duquel les valeurs mesurées sur le banc d’essais sont maintenant plus élevées. En même temps, les tractions 4×4 et les SUV ont gagné en popularité en Suisse. Les nouveaux équipements de sécurité et de confort entraînent également une légère hausse de la consommation, car elles contribuent à augmenter le poids des véhicules. La partie croissante de voitures hybrides et électriques devrait se traduire par une nouvelle baisse de ces émissions dans les années à venir.

Quels types de propulsion génèrent le moins de CO2?

Les émissions des énergies fossiles largement utilisées que sont le diesel et l’essence sont relativement élevées. Cela s’explique par la combustion de carburants à base de composées de carbone, qui génère des gaz à effet de serre. Dans les voitures de tourisme récentes, la combustion d’essence émet plus de CO2 que le diesel ou le gaz naturel. Les véhicules diesel émettent quant à eux plus d’oxydes d’azote, qui peuvent cependant être filtrés par des catalyseurs.
Pour ce qui est de la mobilité électrique, l’empreinte écologique dépend fortement de la source de l’électricité utilisée. Avec le mix électrique suisse, qui est en effet déjà très écologique comparé à d’autres pays, les véhicules n’émettent que peu d’émissions liées à la production d’électricité après leur construction. Toutefois, si hypothétiquement une voiture électrique devait être alimentée entièrement en courant produit dans des centrales à charbon, elle obtiendrait de moins bons résultats en matière de CO2 que les moteurs essence ou diesel. Selon la source d’énergie et le modèle, les voitures électriques présentent un bilan total de CO2 égal à celui des moteurs à combustion après avoir parcouru 30 000 à 60 000 kilomètres – et économisent ensuite du CO2 lors de chaque trajet supplémentaire.

Il n’est pas nécessaire de renoncer à la voiture

La réduction des émissions de CO2 constitue bien sûr un objectif global. Cela ne veut cependant pas dire que nous ne devons plus nous déplacer par des moyens motorisés à l’avenir. Diverses nouvelles formes de mobilité nous permettent de réduire considérablement notre propre empreinte, que ce soit grâce à la mobilité électrique et hybrideà des modèles à gaz ou à hydrogène, ou à des modèles alternatifs tels que l’autopartage et le covoiturage. Vous ne devrez donc pas non plus renoncer à la voiture à l’avenir.

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